Blancpain Art Contemporain: Uriel Orlow

Uriel Orlow Double Vision (Native Plants), 2013 Tirage argentique noir & blanc sur papier fibre, teinté à la main 24 x 29 cm, tirage unique

Uriel Orlow
Double Vision (Native Plants), 2013
Tirage argentique noir & blanc
sur papier fibre, teinté à la main
24 x 29 cm, tirage unique

Uriel Orlow
Double Vision
9 nov. – 21 déc. 2013

Un film peu connu de Pier Paolo Pasolini, Sopralluoghi in Palestina (Repérages en Palestine, 1963) montre le réalisateur italien planifier le tournage de L’Évangile selon St Matthieu (1964). Pasolini fut tellement déçu par ce qu’il avait trouvé ou n’avait pas trouvé lors de ce voyage, qu’il décida finalement de tourner le film sur la vie de Jésus en Italie. Ainsi Sopralluoghi est devenu le making-of d’un film qui n’a jamais été réalisé, du moins pas comme prévu. Le projet abandonné de Pasolini sert de référence conceptuelle et formelle au projet Unmade Film (2012-13) d’Uriel Orlow, également situé en Israël/Palestine. Fragmenté en éléments constitutifs, il est, il aussi, comme un film impossible; une vaste collection d’œuvres audio-visuelles pouvant servir de structure à un film, mais sans jamais le devenir pleinement.

“Uriel Orlow met délibérément l’accent sur l’interchangeabilité potentielle des sources historiques documentées et des faux documents. Dans Unmade Film : The Reconnaissance, nous sommes confrontés à des ruines – ni rétro-éclairées, ni des ruines romantiques couvertes de lierre, ni bombardées, ni des ruines éventrées d’une guerre, mais à des maisons inhabitables qui ont soit été abandonnées, soit où personne n’a jamais emménagé. Les images proviennent de Lifta, un ancien village palestinien à la périphérie de Jérusalem qui a été dépeuplé en 1948 et qui est resté inhabité depuis, et aussi des environs de Ein Sinya, une nouvelle colonie palestinienne près de Ramallah, dont la construction a été stoppée par l’Etat d’Israël. L’absence totale d’êtres humains n’occulte pas leur histoire, au contraire, il suscite notre curiosité du récit silencieux raconté par ces bâtiments abandonnés et inachevés.

Aux confins de l’installation qui verrouille images et langage, ces fragments d’architectures abandonnées témoignent de l’état d’exil, de l’inévitable, de la vie à l’étranger à perpétuité que Edward W. Said décrit dans Réflexions sur l’Exil et Autres Essais (2000)” . [Hans Rudolf Reust]

Vernissage: samedi 9 et dimanche 10 novembre 2013 de 11:00 à 18:00
(week-end portes ouvertes)

Blancpain Art Contemporain
63, rue des Maraîchers, CH-1205 Genève
T +41 (0)22 328 38 02 – F +41 (0)22 328 40 03
galerie@blancpain-artcontemporain.ch
http://www.blancpain-artcontemporain.ch
Horaires : ma – ve 14:30 – 18:30, sa 14:00 – 17:00 et sur rendez-vous

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