SKOPIA Art contemporain P.-H. Jaccaud:PIERRE‘-OLIVIER ARNAUD HALO

Pierre-Olivier Arnaud sans titre (abstract), 2013 sérigraphie sur papier 175 x 120 cm

Pierre-Olivier Arnaud
sans titre (abstract), 2013
sérigraphie sur papier
175 x 120 cm

PIERRE‘OLIVIER ARNAUD
HALO
3 mai – 6 juillet 2013

Art|44|Basel: 13 – 16.06.2013, Halle 2.1 – Stand M17

SKOPIA Art contemporain / P .-H. Jaccaud
9, Vieux-Grenadiers, CH-1205 Genève
T +41 (0)22 321 61 61 • F +41 (0)22 321 02 33
info@skopia.chhttp://www.skopia.ch
Horaires : ma – ve 11:00 – 18:30, sa 11:00 – 17:00 et sur rendez-vous

Si Pierre-Olivier Arnaud utilise la photographie, il est aussi un observateur attentif de la valeur d’usage de celle-ci. Ainsi, que l’artiste se saisisse du réel, soit en collectant des images soit en s’y confrontant réellement, au résultat, il se contentera de produire des tirages noir-blanc collés à même les murs, présentés en piles mis à la disposition du public ou jonchant le sol des espaces d’exposition. En échappant à toute monumentalité, le médium est alors mis en regard de sa propre capacité à saturer l’espace en produisant du visuel, au détriment des images, pour reprendre une distinction de Serge Daney. Pour le penseur, l’image est construite de manière à contenir une pensée, alors que le visuel est une accumulation de signes. La valeur symbolique du visible est donc mise en question.
Pierre-Olivier Arnaud revient sur un constat qui ne cesse de nous préoccuper depuis le Pop Art dans notre désormais connue addiction médiatique au visible. Toutefois, pour l’artiste français, la réduction de l’image ne se pare pas d’une aura naïvement jouissive, comme dans les travaux de Warhol, au mêmetitre que le constat de la permanence des signes du visible se détache du système culturel autoréférentiel englobant que posèrent les artistes postmodernes sur la même question. L’artiste s’engage dans le monde prélevant des images fragiles qui réveillent les failles persistantes de notre histoire commune. L’histoire récente de l’Europe est au coeur des recherches de Pierre-Olivier Arnaud. Il révèle les traces de l’un et de l’autre, versant de l’usure de nos rêves du «vivre ensemble». Les images qui nous donnent à voir rappellent que l’entropie atteint tout, surtout les objets fédérateurs de notre optimisme: l’architecture, l’art public et les monuments.                                                                          Samuel Gross

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